Guadeloupe - Basse Terre

Voici la suite de mon voyage en Guadeloupe avec la Basse Terre, le côté de l’île beaucoup plus sauvage.

Chute du Carbet : Ces chutes sont impressionnantes, l’accès à la deuxième est très bien aménagé. Elles sont classées d’amont en aval. La première chute fait 115 mètres de haut, la deuxième  80 mètres et la troisième 20 mètres. Du parking, un point de vue sur la deuxième et la première chute est superbe, ensuite, un chemin permet d’accéder à la deuxième chute, visible depuis une plateforme. Il n’y a pas de possibilité d’y aller à pied à cause d’un éboulement.

Saut des Trois Cornes : Pour y accéder il faut aller au parking des bains Sofaïa ( c’est une source d’eau chaude sulfureuse ). La balade dure environ 1h30 et fait passer par un chemin botanique, après avoir traversé plusieurs rivières, le Saut des Trois Cornes apparaît. Cette cascade est différente des autres par sa forme, et j’aime beaucoup.

Route de la Traversée : Cette belle route traverse la Basse Terre à l’Ouest pour aller à Pointe à Pitre en traversant la forêt humide. Cette route est très fréquentée par les touristes, car on y trouve la Cascade aux Écrevisses, la Maison de la Forêt, le Col des Mamelles qui culmine à 615 mètres, le parc zoologique des Mamelles et tout cela au travers de la forêt. C’est vraiment un incontournable, cette route à été ouverte en 1967.

Maison de la Forêt : Située sur la route de la Traversée, la maison de la Forêt permet de découvrir une exposition sur la forêt pour mieux comprendre la bio-diversité de la forêt Guadeloupéenne. Il y a différents itinéraires d’interprétation plus ou moins longs pour la découvrir. Moi j’ai fais le sentier de la trace du Bras-David, il faut compter 1 heure  de marche, mais lors de ma visite, le sentier était vraiment très boueux, la marche fût difficile.

Cascade aux Écrevisses : C’est la cascade la mieux aménagée et facile d’accès et donc la plus visitée. Et croyez moi il y a beaucoup, beaucoup de visiteurs. La cascade doit sont nom aux écrevisses qui peuplaient les lieux, mais aujourd’hui elles ont disparues. Malgré sa fréquentation la cascade mérite le détour.

Grand Cul de Sac Marin : La réserve du Grand Cul de Sac Marin est une baie de 24 500 hectares entre Grande Terre et Basse Terre qui est fermée par la barrière de corail. Dans la réserve il y a beaucoup de Mangrove, elle est tout un écosystème en elle même. C’est un marais maritime, avec une végétation spécifique qui se développe dans certaines zones entre mer et rivière. La végétation est constituée de palétuviers qui sont de arbres ou arbustes tropicaux, c’est une véritable forêt amphibie. Au niveau de la faune on y trouve notamment des huîtres, des crabes. La mangrove de Guadeloupe couvre 8000 hectares. Pour la découvrir, j’ai opté pour une excursion de 4h30 avec Blue Laggon, dans la réserve du Grand Cul de Sac Marin. On découvre le superbe îlet blanc , la mangrove, la rivière moustique et la barrière de corail. C’est un super moyen d’apprendre sur cet écosystème, très particulier.

Saut de la Lézarde :  Avant toute chose, il faut savoir que la trace et le bassin sont interdits d’accès depuis 2010 par arrêté municipal, mais beaucoup de touristes et locaux s’y rendent quand même. La balade débute derrière un groupe de maisons abandonnées, après avoir traversé un jardin de bananier, la descente vers la rivière est très pentue et accidentée, racines, boue, descente glissante sont au rendez-vous. Il faut environ deux km pour arriver au sublime bassin. Le saut à une hauteur de 10 mètres, la végétation y est luxuriante. Cette cascade est réellement belle mais se mérite, il faut réfléchir à deux fois avant de se lancer.

Saut d’Acomat : La descente pour accéder à ce saut est courte, environ 10 minutes, mais raide, et une rivière est à franchir. Une fois sur place, la vasque naturelle est très belle et je ne parle pas de la couleur émeraude de l’eau !

Allée Dumanoir : Sur la commune de Capesterre Belle-Eeau, l’allée Dumanoir est une belle allée de palmiers royaux, plantés au XIX ème siècle.

Saut de Matouba : J’étais partie pour découvrir le saut de Matouba, mais j’ai trouvé le sentier extrêmement dangereux, alors je n’ai pas vu cette cascade. Depuis le parking, je me suis donc baladée dans une bananeraie, qui offre de belles vues sur la montagne. C’était très sympa !

Bassin Paradise : Sur la Route qui mène au Chute du Carbet, se trouve ce bassin qui n’est pas indiqué et mentionné sur les guides. Et c’est bien dommage, au cœur de la forêt sur la rivière Grosse Corde, ce bassin porte bien son nom. Deux sources, une d’eau chaude et une froide alimentent le bassin, personnellement je n’ai pas testé la baignade mais beaucoup de personnes l’ont fait.

Plantation Grand Café : Le nom de cette plantation n’a rien a voir avec la culture du café, c’est une bananeraie de 26 hectares, qui produit 3 tonnes de bananes par semaine. Le bananier pousse très vite, il peut atteindre 7 mètres de haut, il produit un régime et il est coupé après la récolte, mais à son pied, un bananier pousse déjà pour le remplacer. La fleur du bananier la baba figue, pousse un peu plus chaque jour, les bananes se forment, et la baba figue est au bout du futur régime, il faut la couper pour que les bananes poussent. Les parcelles restent 6 ans en culture de bananier et 2 ans en jachère pour éviter l’épuisement des sols. Elle peut aller de 6 ans à 10 ans pour de la culture intensive. Les sacs bleus qui protègent les régimes des insectes, et du mûrissement trop rapide. Aujourd’hui la plantation diversifie sa culture, avec de la canne a sucre, des arbres fruitiers, sur le principe du jardin créole. Au pied des bananiers, il y a une couverture naturelle de plantes pour éviter le désherbage et sortir des produits chimiques, c’est de l’agriculture raisonnée. Les bananes sont exportées à Dunkerque, elles doivent être vertes et faire 18 à 22 cm pour ne pas risquer d’être refusées la bas. Il y a alors de 3 à 5 intermédiaires entre le producteur et le consommateur. La part de marché en France de la banane de Martinique/Guadeloupe est de 10 %. Et 90 % de la consommation locale sont des bananes non exportables. La banane a plein de vertus, en infusion elle aide à dormir, sur la peau elle soigne les brûlures… Et elle a le pouvoir de faire mûrir les fruits.

Distillerie Longuetteau : C’est l’une des nombreuses distilleries de l’île. La distillerie Longuetteau produit du rhum agricole avec le jus de la canne a sucre. La distillerie fût créée en 1895 et appartient à la 5 ème génération. Elle dispose de 100 hectares dont 70 hectares pour la canne de couleur rouge ou bleu ( il y une différence de couleur sur la feuille et une légère différence de goût ). La canne pousse de 3 mm par jour, en 1 an, elle fait plus d’un mètre de haut. Le plan repousse tout seul, il est changé tout les 6 ans. Tout le sucre est concentré dans le bas de la plante, il n’y a pas de récolte sous la pluie, car moins de soleil est égal à moins de sucre. Une fois la canne récoltée, le jus est transformé en alcool. A l’arrivée de la canne, elle est coupée et le jus est extrait. Ensuite il va être filtré et placé dans des cuves de fermentation, entre 48h et 72h pour être ensuite distillé.

La Soufrière : Elle est le plus haut sommet des petites Antilles : 1467 mètres. C’est aussi le lieu le plus arrosé du monde avec plus de 10 mètres de pluie par an. Le sommet est enveloppé dans les nuages environ 300 jours par an. La Soufrière est sous surveillance renforcée et constante, car c’est un volcan encore actif. A son sommet des fumerolles sulfureuses s’échappent. Pour faire l’ascension de ce volcan, le départ se fait du parking des Bains Jaunes, il faut compter 1h30 pour atteindre son sommet. Lors de ma visite, il y avait de la pluie et de la brume, j’ai commencé à monter dans l’espoir d’une éclaircie, voyant que la pluie tombait toujours plus, je suis redescendue.

Domaine de Vanibel : C’est un domaine familial multi cultures : café, vanille, cacao, banane de 28 hectares. Ici le café s’épanouit à 400 mètres d’altitude, sous un couvert végétal, qui permet de le cultiver, car normalement le café se produit a partir de 800 mètres d’altitude. Lors de la visite on apprend que le café est la première denrée agricole au monde avant le blé ! Il est récolté vert, séché pendant 2 mois sur place. Le cafetier met 5 ans à produire des fruits. Pour parler un peu d’une autre culture : la vanille. Sa fleur est en fleuraison la nuit, et de la il y a seulement 7 heures pour la féconder, ce qui se fait manuellement, si la fleur est inclinée, la fécondation est réussie, sinon elle tombe. Sur une plante, il peut y avoir en moyen 30 gousses. La Guadeloupe produit 500 kg de vanille par an, et le domaine 1 /5 de la production locale.

Jardin Botanique de Deshaies : Le jardin permet de découvrir la flore des Antilles mais aussi du monde entier. Le parc fait 7 hectares, et la végétation est vraiment impressionnante.

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Terre de Haut

Marie Galante

Pour préparer votre voyage en Guadeloupe rdv par ici

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